Un jour d'anniversaire de mariage, alors qu'elle attendait que son mari revienne de son travail, Mme Oku commet l'erreur de manger un fruit durian avec une bouteille d'alcool, mélange hautement toxique, et elle meurt dans la foulée. Lorsqu'il rentre chez lui, M. Oku trouve sa femme décédée et l'enterrement a lieu peu après. Son fils est présent, mais le père va désormais vivre seul, car son fils Masato étudie dans une université lointaine. M. Oku se rend compte à quel point il l'aimait, maintenant qu'elle est morte; mais il ne réalise pas encore qu'elle ne sera plus jamais là, et il se surprend lui-même à ne pas pleurer.
Plusieurs jours se passent, durant lesquels M. Oku fait régulièrement la tournée des bars avec tous les membres de son service (il est chef de service d'une petite entreprise). Un soir, il trouve la télévision allumée, et le fantôme de son épouse en train de la regarder. Elle fait comme si de rien n'était et M. Oku n'est pas réellement choqué, bizarrement. Par contre il se demande pourquoi sa femme ne peut pas reposer en paix, car sa présence commence à le gêner. Parti faire des courses au supermarché, M. Oku croise une de ses employées, particulièrement jolie et gentille, Hitomi Momoï. Il lui explique que c'est devenu difficile pour lui de vivre seul, et qu'il n'a pas l'habitude, il se fait donc des plats déjà tout faits. C'est alors que Momoï lui propose très gentiement de venir cuisiner pour lui, ce qu'il accepte avec joie. Évidemment, ce n'est pas du tout du goût du fantôme de sa femme qui lui demande si ce n'est vraiment qu'une employée de son service pour lui. Toutefois, Mme Oku se charge bien de rappeler à son mari qu'il ne s'agit là que de pitié envers un homme qui a perdu sa femme. Le lendemain matin, en retard il croise Momoï à la station de métro, qui attendait quelqu'un. Lorsqu'il lui demande si c'est le cas, elle est toute gênée et répond que non. M. Oku pense que c'est lui qu'elle attendait... Le dimanche suivant, M. Oku décide de se rendre au temple pour demander à un profesionnel de pratiquer un exorcisme et de faire reposer sa femme en paix car il pense que quelque chose la retient en ce monde, mais sa femme elle-même ne sait pas pourquoi. Mais lorsqu'il voit Momoï courrir un jogging devant chez lui, il remet le Temple à plus tard et l'accueille pour un thé. Elle lui offre un nouveau portefeuille, ce qui met le fantôme de Mme Oku dans tous ses états. Elle décide de susurrer de mauvaises pensées dans le sommeil des gens de la compagnie de son mari, faisant circuler la rumeur comme quoi Momoï et M. Oku sont amants. Devant ces rumeurs, Momoï "rassure" M. Oku et lui dit qu'elle ne viendra plus l'importuner, au grand dam de ce dernier bien évidemment.
Ce n'est qu'à la fin de l'histoire, alors que M. Oku a attrapé un rhume terrible, que Momoï vient le voir, il croit au début qu'elle est tombée amoureuse de lui, interprétant complètement ses paroles, alors qu'en réalité elle sort avec un jeune acteur raté qui habite juste en face de chez lui (la raison pour laquelle elle regardait souvent par la fenêtre du jardin des Oku). M. Oku réalise alors qu'il était évidemment impossible pour lui de tomber amoureux d'une fille beaucoup plus jeune que lui aussi facilement. Après que Momoï et son petit amie aient quitté la maison de M. Oku, ce dernier réalise à quel point il s'était trompé. Le fantôme de sa femme dit alors qu'elle regrettait ne jamais avoir connu ce genre de passions, car leur mariage était un mariage arrangé (Omiai)... elle lui dit de regarder dans le dernier tiroir du buffet du salon, et disparaît.
Le lendemain, lorsque M. Oku se souvint des dernières paroles du fantôme de sa femme qui a rejoint le paradis, il alla et vit un portefeuille qu'elle avait l'intention de lui offrir le jour de leur anniversaire de mariage. Une petite note "Chéri, merci pour tout et courage" l'accompagnait. C'était donc cela le regret de sa femme, de n'avoir pu lui offrir ce cadeau. Il réalise que sa femme est partie et qu'il ne la reverra plus jamais, il peut enfin faire son deuil et pleurer son épouse.
Un autre aspect particulièrement "japonais" de la vie de famille est présenté dans cet oeuvre, même si fort heureusement cette pratique s'estompe avec le temps : c'est l'Omiai, ou mariage arrangé. En effet, M. et Mme Oku ont eu un mariage arrangé, et Mme Oku regrettait de n'avoir pas connu de vrai amour avec son mari, même si au fond elle sait qu'il l'aimait. C'est en partie pour dénoncer cette pratique que Takahashi a écrit cette nouvelle : c'est par manque de passion que M. Oku ne fêtait plus ses anniversaires de mariage, et qu'il était rentré tard ce soir là, laissant sa femme s'empoisonner d'une intoxication alimentaire. Le destin tragique et le fait de soulever des petits détails comme un portefeuille ont donné à cette nouvelle un côté réellement triste, surtout lorsqu'on découvre à la fin la raison qu'avait sa femme de rester dans le monde des vivants. Le fait également que l'on aie eut un mari privilégiant un temps son travail à sa vie de famille, et que l'on en découvre les tenants et les aboutissants... Cette nouvelle est une véritable leçon de vie pour les futurs maris : aimez vos femmes, respectez les, ayez de l'attention pour elles, de sorte que toujours il reste de la passion dans votre relation!