Kogure et sa famille vivent tranquillement dans une maison coquette jusqu'au jour où le patron de Kogure, M. Matsurida, demande à Kogure, non pas en tant qu'administrateur-gérant mais en tant qu'ami (enfin, c'est ce qu'il dit) de garder son chien Gorgeous, qui est en fait le chien de sa maîtresse, qu'il a du déménager à l'hôtel d'urgence car sa femme était soupçonneuse. Matsurida dit que Gorgeous a une valeur de 2 millions de yen, et c'est à ce moment là que Kogure et sa femme voient que leur petit garçon, Kosuke, vient de dessiner des sourcils noirs sur la tête du chien !! Ils acceptent donc de le prendre et heureusement, Matsurida ne voit rien. En réalité, la relation entre Kogure et Matsurida est compliquée : ils se connaissent depuis l'université, et c'est Matsurida qui a vendu la maison dans laquelle habitent Kogure et sa femme, à très bas prix : il n'était donc guère en position de refuser, surtout après la gaffe de son fils. Ils décident donc d'accepter de garder Gorgeous pendant une semaine. Mais malheureusement, la situation se complique quand Kogure apprend de Matsurida que Gorgeous va participer à un concours de beauté dans un mois... Kogure tente par tous les moyens d'enlever les traces de peinture sur le chien mais n'y arrive pas : il stresse même tellement qu'il commence à perdre des cheveux!
Un soir en rentrant chez elle, la femme de Kogure trouve la fille de Matsurida qui est toute contente de trouver "son" Gorgeous mais qui est aussi très surprise et énervée de voir qu'il a des sourcils noirs peint sur le front ! Arrive alors Matsurida qui lui explique qu'elle n'a pas à faire sa princesse puisque de toute façon Kogure va la dépanner. Kogure se demande bien de quoi il parle et c'est alors qu'arrive une société de déménagement!! En effet, Kanna (la "fille", qui est en fait la maîtresse de Matsurida!) va séjourner chez Kogure ! Matsurida avait peur qu'on la reconnaisse à l'hôtel et comme beaucoup sont jaloux de son mariage avec la fille du Président de la compagnie, ils n'auraient pas hésité à le dénoncer.
Kanna emménage donc dans le salon où elle installe un énorme lit à baldaquin, et cela a le don d'énerver prodigieusement la femme de Kogure, qui est pieds et poings liés parce que le crédit de la maison n'est pas encore totalement payé : elle est donc contrainte de l'accepter chez elle et de céder à ses quatres volontés. De son côté Kanna essaie de "marquer des points" auprès des autres occupants de la maison. Elle offre une Néo-géo à Kosuke, et elle s'amuse à échanger ses vêtements avec la soeur de Kosuke... Bref, hormis la mère, Kanna s'entend bien avec tout le monde. Dix jours après, Matsurida a trouvé un appartement à Kanna, et elle va donc pouvoir déménager, la famille de Kogure pouvant enfin trouver la paix, mais c'était sans compter sur la femme de Matsurida qui arrive et demande des explications à son mari séance tenante! Kogure est donc obligé de faire monter ses enfants à l'étage et de jouer une comédie en prétendant que Kanna est en fait sa propre maîtresse (sa femme y croit, évidemment). Lorsque la femme de Matsurida montre une photo de son mari avec Kanna, Kogure répond que c'est une photo de leur rendez-vous à trois pour élaborer un plan, et révèle qu'il connait Kanna depuis longtemps (il montre une des photos qu'ils ont pris pendant la semaine, montrant Kanna en habit d'écolière, emprunté à la fille de Kogure).
La femme de Matsurida, satisfaite des explications de Kogure, s'en va, tout est bien qui finit bien, ce dernier a réussi à protéger sa famille et sa maison, et peu après Matsurida et Kanna se sont séparés pour ne plus se mettre en danger mutuellement. Kogure a d'ailleurs obtenu une promotion, et ils ont également décidé de garder Gorgeous (qui ne peut plus participer à un concours de beauté canin) qui reste très attaché à la femme de Kogure (qui est la véritable maîtresse de maison).
Là encore on peut y voir une habile critique de tout un système oppressif, à savoir que les japonais sont totalement ou presque assujettis à leur milieu professionel. On voit l'impact sur une famille d'histoires de bureaux, et d'où on peut aller pour rester dans les bonnes grâces d'un patron, mais aussi éviter les pressions multiples. Le stress est également un phénomène extrêmement répandu au Japon, probablement justement à cause de cette oppression étouffante, la quasi-omnipotence du monde de l'entreprise et un capitalisme élitiste sauvage.