Pour être franc, le sourire de Kyoko est le paramètre qui a fait pencher la balance de couple. Sans ça, le couple aurait pu être définitif ! Une Kozué accomplie employée de banque et un Godai éducateur accompli aurait formé un joli couple. Mais Kyoko est là à l'attendre... |
En fait, il n'y a pour ainsi dire pas de concurrence entre elles. Autant Kyoko se montre à l'écoute que Kozué s'interroge sur les hésitations de Yusaku. Entre la jeunesse innocente et l'expérience, Tout pourrait les opposer, mais il n'en est rien. Pour les 2 femmes qui ne restent pas indifférentes à Godai, il y a toujours eu un contact correct : la politesse et la courtoisie de Kyoko parlant toujours à la gentillesse et la naïveté de Kozué.
Kyoko se garde bien de révéler la nature de ses sentiments pour Godai tandis que Kozué ne s'en prive pas. Ce qui gêne considérablement la concierge d'Ikkoku et trouble l'équilibre de sa relation avec Godai. Chacune des visites de la fille Nanao à la résidence est teintée de gêne pour le principal but de sa venue et Kyoko est toujours celle qui doit la recevoir. Bon nombre de situations apporte son lot de malentendus, mais jamais Kyoko ne grondera Kozué, c'est Godai qui sera toujours le responsable car Kozué est le symbole de son indécision. Tant qu'elle est avec Yusaku, jamais Kyoko ne cherchera à s'imposer, la réponse incombant au responsable de tout ça !
Mais un échange de confidences étant bien plus constructif qu'une jalousie ouverte et déplacée, Kyoko et Kozué analysent le comportement de Godai et tentent de savoir pourquoi. Comme Yusaku ne sait pas se décider pour qui, c'est à la fois l'interrogation pour Kozué et le souci pour Kyoko! Sans cette fille, elle n'aurait jamais compris quel homme Yusaku est. Kozué confiera toujours ses sentiments à l'égard de Godai à Kyoko, et Kyoko la jouera toujours neutre en espérant que Godai puisse enfin rompre avec elle. Sans le moindre pas dans un sens de sa part (Godai), la situation demeure inchangée. Il faut bien l'avouer, il est minable sur ce plan et sa gentillesse lui cause tout ces soucis ainsi qu'à elles !
Au départ, Kyoko attribue l'arrivée de cette fille comme une trahison de la part de Godai. Peu à peu, elle sent que c'est plutôt la gentillesse et le manque de volonté de celui-ci qui a justifié la venue de cette rivale indésirée, mais au combien instructive sur Yusaku. Pour Kozué, la certitude de ses sentiments et le vide de Kyoko la bercent d'illusions. Elle sent que quelque chose ne tourne pas rond chez celui qu'elle a choisi. Elle ne voudra jamais savoir qui est "cette femme" qui fait tant tourner la tête de Godai, de plus, elle considère plus Kyoko comme une confidente plutôt qu'une amie pour Yusaku. Le clash final dans le dernier livre montre que malgré les tourments qui secouent leurs vies respectives, elles restent amies.
Jamais la moindre dispute ne vient troubler leurs multiples discussions, quel motif pourrait les opposer, si ce n'est l'amour qu'elles éprouvent pour Godai ?
En fait, il ne s'agit pas vraiment d'une relation mais plutôt d'une inquiétude de Kozué à l'égard du comportement froid de Godai avec elle. Celui-ci ne se comportant pas comme un amoureux ordinaire. Elle sait le professeur de tennis homme d'expérience avec les femmes et se confie à lui. Pour Mitaka, cette fille serait utile pour éloigner son principal rival pour le coeur de Mme Otonashi. Comme pour Kyoko, mais c'est plus prononcé ici, c'est l'expérience qui parle à la naïveté. On ne peut nier une certaine hypocrisie de la part de Mitaka quant à l'idée de vanter Godai dans son intérêt, mais pour lui, Kozué ressemble à un boulet qu'il doit rattacher à Yusaku quand l'occasion se présente. Cependant, Kozué sent qu'une autre femme occupe les pensées de son bien-aimé, ce que Shun essaie de contrer. Ce qui fait que la petite fille est plus un moyen qu'une personne pour lui qui ne cherche qu'à conquérir un coeur précis ! Un petit malentendu occulte leur première conversation au café (manga 4 : les gens de la résidence, Yotsuya le voyeur, ont surpris le peu de ce qui aurait pu ressembler à du sérieux) ce qui aurait bien arrangé Yusaku pour Kyoko mais cette idée est bien vite dissipée car Kozué ne vit que pour Godai. L'idée d'une relation sérieuse avec Kozué est tout à fait exclue car Kyoko et Godai existent et il ne peut pas laisser tomber une telle femme alors qu'il pourrait pousser celle-ci vers Godai pour l'écarter de la course. Pour Kozué, Mitaka est comme Kyoko pour ce qui est de jouer les confidents. Cependant, il faut éviter qu'elle ne lui demande pas trop souvent, sinon, d'autres malentendus se seraient passés, sans parler de ce que Godai et Kyoko en penseraient. A eux 2, ce sont les personnages ayant une vie professionnelle stable et durable. On ne peut s'empêcher de comparer ce couple à celui de Ryoga et d'Ukyo dans Ranma ½ : Kyoko reste insensible à ses appels comme Akané l'est avec Ryoga. Et Kozué peut s'assimiler à Ukyo comme il s'agit d'une amie de longue date. Kozué et Mitaka forment le couple qui constituerait la stabilité, mais ça, c'est une autre histoire ! Des sentiments oui, mais amicaux seulement. Le manga est centré sur la relation Kyoko – Godai, le reste prenant les miettes! De plus, les sentiments d'Asuna pour Mitaka sont bien plus fort et plus sincères que ceux que Kozué pourrait éprouver pour lui, d'autant plus que Kyoko est là et bien là...
Cette relation n'en était pas une au départ, si Kyoko a rencontré Mitaka, c'est par la seule idée de faire du sport, et Mitaka est responsable du club de Tennis dans lequel il est toujours entouré de jeunes filles prêtes à se jeter dans ses bras. Kyoko n'a pas éprouvé la moindre sentiment pour Shun. Il faut dire qu'elle ne se sent revivre uniquement que par la pratique du sport. Mitaka a immédiatement fondu sous le charme de Mme Otonashi : Il faut dire qu'elle a de quoi le faire craquer, elle est jeune, rayonnante et pleine de vie tandis que lui est issu de la classe aisée, dispose d'un emploi et dispose de beaux atouts (sa corpulence et ses dents avec leur éclat). C'est mal connaître la nature versatile de la veuve Otonashi et jamais elle ne donnera l'impression de l'aimer.
Ce couple aurait pu être viable et définitif dès le début, mais un énorme problème l'empêchera toujours d'approcher Kyoko à la résidence.
Ce hic qui empêche Mitaka d'y aller vraiment avec Kyoko est : sa peur chronique des chiens, et c'est ça qui protègera Kyoko bien des nombreuses fois lors de situations pour le moins embarrassantes et l'éloignera d'Ikkoku. Mais jamais Kyoko ne se rendra jamais compte de ça et Mitaka vaincra ce handicap sur la fin, pour son seul amour de la concierge de la résidence. Pour en revenir à la relation proprement dite, il fait preuve de maladresse au début, il faut dire qu'il n'a pas idée de la souffrance de Kyoko et n'hésite pas à affirmer qu'il est l'homme de la situation. Ce caractère prétentieux et sûr de lui est un défaut par rapport à son rival. Kyoko hésite et quand il le sent, il tente une percée dans le coeur déjà pris de Mme Otonashi. Il sent qu'elle éprouve des sentiments bien plus profonds pour Yusaku que pour lui et essaie à chaque fois d'aller au fond des choses pour mettre Kyoko devant le fait accompli. Ses bons rapports avec les parents de Kyoko signifient qu'il est prêt à tout pour arracher le coeur de la veuve à ses tourments. Les efforts qu'il fournit pour plaire à Kyoko embarrassent plus qu'ils ne pourraient l'apaiser. Kyoko aime Godai, mais elle ne peut rester insensible devant une telle force de caractère. Pour appuyer l'argumentation, dès qu'il a su que Godai avait trouvé un emploi (mais il le perdra pour faillite) et que son oncle lui ait présenté Asuna en vue d'un mariage arrangé, il sent que tout peut lui échapper et qu'il doit « pousser » Kyoko a prendre une décision définitive, qui n'arrivera jamais. L'embarras (encore une fois !) dans lequel cet ultimatum la met, amplifié par le fait qu'il sacrifierait cette fille pour elle, plonge Kyoko dans l'idée qu'un remariage est possible. S'il fait tout cela, c'est parce qu'il estime beaucoup Kyoko et ferait tout ce qui est possible pour la rendre heureuse avec lui, mais « la fille de la présentation » représente un obstacle insurmontable et sa présence trouble Kyoko :
elle n'arrête pas de se comparer à elle,
à tenter de comprendre les sentiments de Mitaka pour elle et
à essayer de comprendre si elle ne représente pas un obstacle devant une fille issu d'un milieu plus aisé que le sien...
Mitaka mettra toujours un frein à cela et s'efforcera d'affirmer le contraire, mais l'évidence est là...
Kyoko a considéré Mitaka comme une solution de rechange à partir du moment où Godai faisait preuve de bêtise. Par l'affaire du soapland, elle a pris la décision d'accepter les avances de Mitaka, mais Mitaka n'est jamais arrivé, pour la bonne et simple raison qu'Asuna et ses chiens étaient là avant lui, symbole qu'il devra passer par cette fille et ses compagnons d'abord (convulsions à la clé qui le pousseront à vaincre définitivement sa peur des chiens). Shun jouera sa dernière carte lors du prétendu anniversaire du père de Kyoko, à cette occasion, il présente Kyoko à sa famille, l'emmène partout et tente par tous les moyens de la séduire, en vain, Kyoko sait que Godai doit réussir son examen et cette soirée est trop précipitée, elle veut le soutenir et croire à sa réussite, mais la ténacité de Shun ne l'indiffère pas et elle ne sait plus quoi faire. Sa seule issue de secours sera le respect que Mitaka a pour elle car Kyoko le sait incapable d'aller à l'encontre de ses sentiments. Mitaka comprendra toute la tristesse de Kyoko, car il sait qu'elle ne veut pas le blesser par une déclaration brutale. Fin de soirée. L'officialisation du mariage avec Asuna soulagera Kyoko, elle ne sera pas vraiment triste et ne se battra pas vraiment pour garder Mitaka. Elle n'en a jamais été vraiment amoureuse et c'est seulement la pression de son entourage et la ténacité de Shun qui lui a fait considérer un moment qu'il pourrait être un mari possible.
Il se quittent en beauté, Mitaka en gentleman, souhaitant le bonheur de chacun.
Asuna n'apparaît qu'au milieu de la série. Tout ce qu'on peut dire au premier contact, c'est que tout les opposent : elle aime les chiens et Mitaka en a une peur bleue, il aime Kyoko et n'éprouve aucun sentiment particulier pour cette fille. Par contre pour elle, c'est le coup de foudre immédiat. Mais Kyoko est la priorité absolue de Mitaka, et pour Asuna, Mitaka est l'élu de son coeur. Si l'on s'en était arrêté là, la relation n'aurait pas fait long feu, c'est mal connaître la force de persuasion de l'oncle Mitaka, la puissance des rumeurs, des malentendus et de l'amour pur d'Asuna. L'idée de savoir qu'une autre femme fasse battre le coeur de son promis n'abat pas Asuna, elle est même persuadée de par son amour sincère que Kyoko renoncera à lui. Le seul défaut d'Asuna est qu'elle est trop introvertie, ce qui contraste avec la nature de Mitaka. Sa timidité, sa gentillesse, sa beauté et ses paroles peu précises sont susceptibles de troubler n'importe qui même Kyoko qui n'y comprend rien. Mitaka est bien embêté car il comprend la nature des sentiments d'Asuna pour lui. Ce serait dur pour lui de refuser une proposition comme celle-là : une ravissante jeune fille issue d'une famille riche, diplômée d'une école réputée et dont l'alliance arrangerait sa famille.
Pour être franc, n'importe qui d'entre nous aurait accepté une telle proposition immédiatement mais Shun a besoin d'un temps de réflexion, car il ne peut renoncer à Mme Otonashi et n'est pas trop chaud à l'idée d'un mariage arrangé. Seule Kyoko détient la clé du problème et il attendra vainement sa réponse. Il ne peut rien faire de mal à une jeune fille si heureuse et pleine de vie avec lui, la blesser est contraire à ses principes, mais dans un autre sens, il s'éloigne de Kyoko et il ne sait pas sortir de cet affreux dillemne amoureux. Le moindre mot doux pour elle ressemble à un don du Ciel ; la promenade sur la plage, sa visite pour la rupture, à chaque visite, elle se sent pousser des ailes. D'autant plus que Shun a vaincu sa phobie des chiens. Mais plusieurs malentendus vont précipiter la relation, alors qu'il croyait avoir rompu en douceur avec elle, Asuna est revenue le lendemain prendre des leçons de tennis, au grand dam du principal intéressé. Un malentendu pour commencer... La persuasion de son oncle (il y invite même ses parents) lors d'une visite à la demeure des Kujo revient au pas de course pour éviter une rupture décisive.
Mitaka ne peut rien faire, il ne peut pas déclarer une rupture dans de telles conditions. Il DOIT rompre, pour Kyoko, mais il croisera le chemin de Godai qui voudra le ramener à l'ordre. Au retour, il était tellement saoul qu'il ne s'est plus rappelé ce qu'il a fait avec Asuna, venue lui rendre visite. Le flou de cette nuit (« j'ai passé toute la nuit chez vous »), le flou de toutes les déclarations (« elle est enceinte », « je ne vous poursuivrai pas pour un mariage forcé », « vous ne vous souvenez de rien ? », « je ne pourrai pas oublier ») le poussera à prendre ses responsabilités et à dire oui ! Mais quand il apprend la réalité (il s'est bien passé quelque chose cette nuit, sauf que c'est la chienne d'Asuna qui est enceinte du chien de Mitaka), il ne peut plus reculer. C'est franchement précipité et l'on a pu mesurer la force des malentendus, cela peut bouleverser toute une vie, il en a fait la cruelle expérience... Sa rupture avec Kyoko et son encouragement forcé à Godai montrent tout le gentleman qu'il est et que jamais il n'ira contre le bonheur de qui que ce soit pour l'amour. Mais c'est bien mieux ainsi, et l'on sent un soulagement en lui, tout est dit, tout est fait. Asuna comprend les dessous de son époux, elle « lit son coeur » et il sait qu'elle se transcendera rien que par lui et il sera son guide alors qu'elle sera sa confidente... La force du couple repose sur les personnalité, Asuna a besoin de quelqu'un pour la soutenir dans la vie, et Mitaka, qui n'a besoin de personne, au contraire aime avoir le rôle de celui qui soutient. Son expérience sera utile pour elle qui est si pure et timide (sauf pour lui).

De toutes les relations précédemment relatées, celle-ci revêt un caractère spécial car il s'agit des 2 prétendants à la main de Kyoko ! Le début de leur relation s'apparente à un duel inégal entre l'étudiant fauché à peine admis à l'université face à l'homme affirmé professeur de tennis issu de bonne famille. Autant l'un que l'autre tentent de prendre le dessus pour mettre hors-course son rival pour Kyoko. Godai est l'un des seuls personnages du manga à être au courant du défaut de Mitaka, ce dont il profite allègrement pour l'écarter de la concierge et l'empêcher d'être seul avec elle. Mitaka voit en Godai un rival sérieux car Yusaku côtoie Kyoko tous les jours et lui parle sans être embêté par Sôichiro, avantage indéniable face à lui qui n'est avec elle que lors du cours de tennis ! Donc, pour pouvoir l'approcher, il concocte divers rendez-vous face auxquels Godai est impuissant et que Kyoko ne peut refuser. Mais aucun des 2 rivaux n'osera forcer la main de Kyoko, sauf sur la fin pour Mitaka. Ils éprouvent chacun le même respect et désir de la rendre heureuse et savent que pour la séduire, il faut prendre le dessus sur l'autre, ce dont Mitaka n'aura de cesse de le tenter, mais face à quoi Godai le fauché trouvera toujours la parade qui remet les pendules à l'heure. Le moindre défaut du prétendant est exploité par l'autre (Sôichiro pour Mitaka, Kozué pour Godai, la pauvreté de Godai) mais jamais décisif car seule Kyoko peut décider, ce qu'elle ne fera jamais, les circonstances extérieures contrariant les projets de ses 2 amoureux !
Du point de vue de Godai, la principale source de sa force vient de Kyoko, ce n'est que par elle et ses encouragements qu'il peut se transcender (comme Ranma par Akané dans Ranma ½) et changer (comme Inuyasha pour Kagomé), bref par la seule force de l'amour qu'il a.
Il sent par ces mots qu'il est plus proche de la concierge que n'importe qui d'autre ! Mais Kyoko n'est pas aveugle à cela. Godai n'a pour lui que l'amour; Mitaka, de son côté, offre la maturité et la stabilité (argent). Godai est un peu looser, mais n'est pas tout à fait ça. Il s'agit plus de malchance qu'autre chose (même si de temps en temps il en remet une couche). Godai sait ce qu'il veut : Kyoko. Et de quoi lui permettre de vivre avec : un job. Et il saura changer complètement lorsqu'il aura trouvé ce qui lui convient (éducateur), et c'est LUI qui va CHERCHER cette voie, alors il pourra s'épanouir, à l'inverse d'un loser. Au départ, c'est lui qui se voit en loser.
Pour Mitaka, c'est autre chose, il a déjà atteint sa maturité et prend une position inverse à Godai, il veut protéger Kyoko et se sert de ses atouts pour la conquérir. Il n'évolue pas pendant tout le manga et, voyant l'ascension de Yusaku, il se montre même immature sur la fin en tentant de forcer la main de Kyoko.
La différence qui sera cruciale dans leur relation, c'est la détermination de Godai, par cela, il comprend qu'il perdra tôt ou tard Kyoko. C'est pourquoi, alors que Godai est déjà parti, il continue de boire. Lui, le champion des bonnes paroles, il s'est pris une raclée sur son propre terrain, tout un symbole ! Il abandonnera une fois l'incident avec Asuna et encouragera Godai (il est bien forcé, c'est un homme d'honneur) à rendre Kyoko heureuse.
Autant Godai se transcende par Kyoko que Mitaka est un homme d'une grande droiture.
Pour autant, la relation entre Godai et Mitaka ne se résume pas uniquement en une rivalité aveugle pour conquérir la femme de leur coeur. Plusieurs fois dans l'histoire, ils coopèreront, et au fond ne se haïssent pas, même si Mitaka prend très souvent Godai de haut, et doute fortement de ses capacités à rendre Kyoko heureuse. A maintes reprises, Godai tirera Mitaka d'affaire notamment sur sa peur des chiens, qu'il ne révèlera d'ailleurs jamais à Kyoko. Bien qu'un monde les sépare, ils auront leurs moments de complicité ou d'entraide.
Kyoko et Asuna sont des personnalités bien opposées. Kyoko a pour elle l'expérience et l'indépendance tandis qu'Asuna n'a que l'amour pur pour Mitaka pour la transporter. Le seul point qu'elles aient en commun, c'est l'affection pour les chiens, au grand dam de Mitaka ! Asuna est plutôt timide et cherche à persuader Kyoko de renoncer à Mitaka ; ca paraît ridicule car on sait fort bien que Kyoko n'a jamais éprouvé de sentiments quelconques pour le promis d'Asuna. Autant Mitaka est motivé sur Kyoko qu'il est gêné d'être contraire à ses principes face à Asuna. La pureté de cette fille la rend craquante, un seul mot doux de Mitaka lui donne la force de parler de manière intelligible et juste. Kyoko n'est pas ce genre de personne car elle a pour elle sa lucidité et son expérience. C'est un contraste qui ressemble à celui opposant Godai à Mitaka. Mais il n'y a aucune rivalité, en fait, c'est plutôt Kyoko qui a du respect pour cette fille. Elle sait qu'Asuna n'est pas insensible au professeur de tennis et se pose des questions quant à sa position par rapport à cette fille. Doit-elle s'incliner par la force des sentiments ou des intérêts en jeu ou bien gênerait-elle Mitaka et que l'amour possible de celui-ci pour Asuna soit sans issue de par le jeu de ses hésitations quant à la réponse de l'ultimatum lancé à elle par Mitaka. Cette épreuve lui procurera bon nombre de questions face à ses certitudes, et les interventions timides d'Asuna la mettront davantage dans l'embarras (c'est le mot de Maison Ikkoku).
Asuna voudrait bien la faire renoncer à Shun, mais le respect qu'elle a pour cette femme qu'elle connaît à peine et sa timidité issue de son respect font que c'est toujours Kyoko qui entamera la discussion, qui ne sera jamais sérieuse (la conversation). N'importe qui aurait pu croire qu'une rivalité inégale pouvait s'engager, autant Kyoko étant femme responsable au niveau de vie normal qu'Asuna étant une fleur sortant de la serre pour trouver son épanouissement. Bien du contraire, même une complicité aurait pu être possible entre elle et cela aurait apporté beaucoup à la promise de Mitaka. Mais ça, c'était la rupture précipitée du couple Mitaka – Kyoko. En bref, Asuna a besoin du soutien de Mitaka et sa clairvoyance à son égard est une qualité maîtresse née de l'amour pur qu'elle ressent pour lui, Kyoko n'a que du respect pour ce couple et pour rien au monde elle n'oserait rendre quelqu'un malheureux, surtout une si gentille fille pour qui le mot « amour » est sacré et aussi important qu'une vie ! Une relation amicale est même possible !
Leur première rencontre est pour le moins agitée et débouche sur un affreux malentendu (Mitaka ayant sauté sur Kyoko à cause de la chienne d'Asuna !!). Leur personnalité et leur position les pousse à confier leurs confidences au sujet de leurs problèmes amoureux. Godai est surtout une source de renseignements sur Mitaka ainsi que de sa relation avec Kyoko. Asuna sait qui elle veut, comme Yusaku ! La peine qu'exprime cette fille pure au sujet de Mitaka révolte Godai, voyant le double jeu de Shun. Mais il est quand même mal placé pour parler de ce sujet-là (Kozué). Ils ne se sont croisés que sur l'espace de 11 pages. Seul l'analyse de leurs personnalités respectives peut apporter son lot de renseignements ! Godai le fauché est avant quelqu'un envers qui on doit toujours faire confiance, sa sincérité et sa gentillesse (trop grande) font de lui un homme digne de parole. Asuna la riche est plutôt une femme timide au besoin d'être soutenu dont la sincérité n'est pas à mettre en doute et la clairvoyance qui lui rend une bonne dose de confiance en elle. Ils s'inquiètent surtout de leur avenir et ont besoin d'être aimé pour faire face à la vie, ce qui rend toute relation amoureuse impossible entre eux-2. Leur force provient de l'amour ressenti pour l'élu de leur coeur, lui seul leur donne le courage de se dépasser et de changer. Dépasser sa propre personnalité pour la mettre au diapason de l'autre est une force en soi, possible si celle-ci dispose d'un fil conducteur. C'est ce point commun qui caractérise Asuna et Yusaku. Leurs milieux et leurs familles sont incompatibles du fait de leur appartenance sociale ! Une relation amicale et de confidence est possible, sans plus ! Cela les rend plus forts car partager le même problème et le confier à quelqu'un d'autre est un enrichissement important. Ils rendent compte de leur comportement et analysent les problème de l'autre pour les transformer en acquis personnel. Autant Godai conseille Asuna et constate sa détresse qu'Asuna sent que Kyoko est la source des sentiments de Godai. Il est vraiment impossible d'analyser davantage sur cette relation, ils ne se voient pas assez longtemps pour qu'un descriptif plus concis soit possible... C'est trop laconique. |
Cette relation a plus que probablement inspiré celle de Shampoo pour Ranma. Sauf qu'ici, elle a craqué d'elle-même en voyant Godai. Que lui trouvait-il de si intéressant pour se montrer aussi passionnée ? On peut mettre ça sur le compte du « premier amour », mais bon sang, quelle extravagance, quelle sans-gêne ! Tout le contraire de Yusaku qui se sent embêté quand cette fille vient à lui. Dès le début, il ne parvient pas à s'imposer et se retrouve opposé à une fille décidée face à laquelle sa nature trop bonne poire laisse d'incroyables brèches pour celle qui cherche à imposer son charme à Godai. Il pourrait se montrer plus ferme, mais tout seul face à elle, il est incapable de la repousser, on pourrait être tenté de croire qu'il est le jouet du tempérament d'Ibuki. Dès qu'elle prend une position inférieure prônant la pitié de son supérieur, la trop grande bonté de Godai détruit cette barrière. Tous les prétextes sont bons pour arriver à ses fins (préparatifs de la fête, l'isoler avec elle), tout ce qu'il pense de fermeté s'éteint dès qu'ils se confrontent. Si Kyoko n'avait pas été présente, on n'ose penser ce qu'il aurait pu se passer. Son intrusion à la résidence est encore la conséquence du manque de cran de qui vous savez. Seul Kyoko pourra vraiment la dissuader ! Elle tente même, par l'idée de le séduire complètement, de lui faire décrocher un emploi, après l'échec d'avoir pu convaincre son père et du malentendu qui a suivi, son squat à la résidence sert ses intérêts et gêne encore plus Godai, dans une position de porte-à-faux avec le père Yagami. Après moult rebondissements, la relation entre Yusaku et le père d'Ibuki se normalise et il décroche enfin un emploi dans une filiale du groupe géré par cet homme respectable, condition sine qua non pour que l'intrusion de sa fille cesse. Après, on observera une période de silence de sa part, après que Godai ait dû se reconvertir. L'affaire des cours particuliers est encore une manoeuvre pour tenter de le séduire, l'embarras ( !!!) dans lequel il se met est encore de sa faute. Mais il parvient à éviter l'irréparable. Elle quitte la bataille en douceur après avoir compris le mal qui ronge Kyoko. De toute façon, jamais Yusaku n'a éprouvé de sentiments pour elle, son comportement le dissuadait de l'écouter. Elle n'est même pas diplômée et use de tout pour arriver à ce qu 'elle veut, comme Shampoo sauf qu'elle renoncera devant la force des sentiments qui unissent Godai à Kyoko. Godai était son premier amour et lui l'oubliera bien vite !
Cette relation a montré les limites de Kyoko face à la persévérance d'Ibuki et les sentiments à propos de Yusaku. La relation ne commence vraiment sur un ton de condescendance de Kyoko par rapport à la fougue de cette lycéenne pleine de vigueur. Que pourrait-elle craindre de la part d'Ibuki ? Cette fille n'est pas diplômée du lycée et n'a aucun emploi. Mais sur ce point, Kyoko est prise sur le fait par Ibuki ! En effet, l'amour qu'elle éprouva pour Sôichiro, c'est un peu le même scénario qui semble se dérouler sous ses yeux, à l'exception qu'Ibuki est loin d'être ce qu'elle était au même âge et qu'elle n'avait aucune « rivale » pour le coeur de son défunt mari. Sa position lui permet d'analyser les faits avec lucidité et sagesse, de comprendre le fondement des sentiments et la nature de cette lycéenne, ce qui lui permet d'éviter à Yusaku d'être pris pour un satyre. Mais cette punaise est pleine de ressources et la bonne volonté de Godai est un gouffre dans lequel elle entre comme dans un moulin. La situation pourrait se dégrader et Kyoko se doit de mettre le holà pour empêcher toute conduite déplacée. Ses interventions n'ont pour but que de protéger la bonne poire que Godai est. Mais Ibuki avait prévu ce plan de rechange, la nuit passée ensemble toutes les 2 a permis un échange de vues bien ferme entre une femme ayant vécu d'amour pour son professeur et une fille qui veut vivre la même chose avec Yusaku. L'amour d'Ibuki n'a aucun fond, mais là un point noir demeure, on n'a jamais pu savoir pour Sôichiro, on n'en parle nulle part dans toute l'histoire, pourquoi Kyoko a-t-elle aimé Sôichiro, que lui trouvait-elle ? C'est un creux que l'on ne peut expliquer du fait de l'absence de renseignements quant à la relation Kyoko – Sôichiro. Toujours est-il que Kyoko dispose de cette expérience et que sa « rivale » souhaite en profiter.
Kyoko ne cessera d'éluder les interrogations d'Ibuki, interrogations qui deviennent presque certitudes en voyant les réactions de Kyoko. Kyoko commet une erreur, elle ne se dévoile pas à jour, du moins elle ne déclare qu'une demi-vérité. Donc, la réponse qu'elle donne revient à affirmer qu'elle n'a fait que renforcer la confiance de Yagami la décidée et sans culot. Mais ele ne pensait pas que Yagami continuerait même après le stage de Godai. C'est à partir de ce moment qu'elle va perdre un peu de son sang froid face à l'extravagance de cette intruse. L'incident de l'entretien d'embauche démontre qu'elle est capable de tout faire pour celui qu'elle aime ardemment, quitte à tout abandonner (études, diplôme) pour lui. C'est contraire au sens logique de Kyoko ! Jamais elle n'aurait agi aussi inconsidérément pour cela, ce que fait Yagami empêcherait Godai d'enfin devenir adulte responsable, chose à laquelle Kyoko se refuse. Une fois l'emploi décroché et perdu ensuite, c'est le calme avant la tempête.
Elle revient plus décidée que jamais à conquérir le coeur de Yusaku et Kyoko se montrera bien plus inquiète car cette fille veut en finir défnitivement et peu importe soient les moyens, tout se qui compte pour elle étant d'approcher Godai ! C'est vraiment de la haine qu'elle ressent à l'égard de Kyoko, mais le comportement qu'elle adopte est loin d'être catholique et Kyoko ne fait pas grand chose si ce n'est adopter un comportement de condescendance face aux multiples tentatives infructueuses de sa rivale, ce qui aggrave la situation. Kyoko perd son sang-froid pour la première fois et Ibuki a compris le fond de l'histoire, elle sait que Kyoko aime Godai. La dernière discussion à Noël clôt définitivement la rivalité et la bataille qu'Ibuki avait commencé. Pour justifier son comportement hésitant, Kyoko ne peut qu'invoquer l'amour qu'elle éprouva autrefois pour Sôichiro. Ibuki comprendra tout sur la signification de la mentalité de Kyoko et, penaude, elle ne pourra que regretter tout ce qu'elle a pu faire endurer à Kyoko. La seule chose qu'elle voudra lui faire comprendre lors de leur dernière rencontre, c'est d'accepter ce que son coeur lui dicte de faire et non sa conscience ! Si Kyoko ne parvient pas à enterrer Sôichiro, elle ne saura jamais trouver le bon équilibre avec Godai. Elle doit faire SON choix. Seul Godai était le motif de leurs disputes, maintenant, c'est fini.