Rumiko Takahashi

1- La vie de Rumiko Takahashi
2- Les autres oeuvres
3- Différences et ressemblances
4- Interviews
5- Bibliographie

La vie de Rumiko Takahashi

Rumiko Takahashi est née à Niigata, au Japon, le 10 Octobre 1957. Elle rentre au collège de filles à Tokyo, où elle étudia avec Koike Kazuo, futur auteur de "Crying Freeman". En 1978, sa première grande étape est franchie : elle décroche le premier prix du "Concours Annuel des Nouveaux Artistes de bandes dessinées" organisé par la Shogakukan... La même année son premier manga "Lum" ou "Urusei Yatsura" commence à paraître dans le
Shonen Sunday
. Pendant 9 ans, Urusei Yatsura connut un succès fabuleux au Japon, mais le vrai tournant de la carrière de Rumiko Takahashi commence avec le succès mondial et prodigieux de Ranma ½, qui fait d'elle une des mangakas les plus respectées dans le monde entier.
Grâce à son contrat avec Viz Communications, Takahashi fait connaître et répand son manga aux Etats-Unis, où il reste actuellement, et c'est pas une blague, le dessin animé le plus long à paraître sans interruption, toutes catégories confondues !!!!! Avec la publication du manga n°38, le nombre total des ventes réalisées par des oeuvres de Takahashi atteignent 200.000.000 dans le monde.
Un rapport d'impôts indique qu'en 1997 Rumiko Takahashi est la 5ème personne la plus riche du Japon (pas mal !!).

Quand Takahashi avait 17 ans, son intérêt pour les mangas se limitait à les lire, et de temps à autre recopier un personnage dans les marges de ses cahiers. 22 ans plus tard, elle est devenu sans nul doute l'auteur de BD la plus populaire au Japon, une multi-millionaire. Une femme d'une personnalité très attachante, le succès ne lui montant certainement pas à la tête. La plupart des gens qu'elle rencontre sont stupéfaits par son charisme -- une attitude qui est plus souvent rencontrée chez les artistes temporaires plutôt que chez les auteurs de BD qui passent leur temps cloîtrés à travailler sur leurs oeuvres -- et par la voix de contralto bourrue qui surprend pour une femme si menue. Elle est réputée au Japon pour ne pas aimer les interviews, ainsi que pour son incroyable capacité de travail, alors que la plupart des éditeurs sont obligés d'enfermer les artistes dans des chambres d'hôtels pour avoir un travail fini! Elle est universellement appréciée en tant que personne, et Frederik Schodt, auteur connu de Manga! Manga! The World of Japanese Comics (Kodansha 1986) précise qu'il n'a jamais rien entendu ne négatif sur elle, tout ceux l'ayant rencontré ayant été charmé par sa personnalité et sa simplicité. Talent, succès,argent et personnalité -- Rumiko Takahashi semble tout avoir. Mais comment en est-elle arrivée là ?

Rumiko Takahashi est née à Niigata, au Japon, le 10 Octobre 1957. Elle entre au collège de filles à Tokyo, où elle étudia avec Koike Kazuo, futur auteur de "Crying Freeman". Après avoir passé les examens d'entrée très difficiles de Nihon Josei-dai (Université de Filles du Japon), elle déménage dans un petit appartement étudiant à Nakano, à Tokyo, où elle vécut pendant quelques années. Cette expérience se révéla plus tard la base pour sa série Maison Ikkoku. En même temps qu'elle entre à l'université, elle rejoint le fameux "terrain d'entraînement" de Kazuo Koike pour mangakas, Gekiga Sonjuku. Koike est bien connue des lecteurs américains comme étant l'auteur de Lone Wolf and Cub, et comme l'école de Joe Kubert aux Etats-Unis, son collège se transforme petit à petit en cercles de futurs professionnels du manga. Fidèle à ce qu'on allait observer par la suite, Takahashi prend très bien le fait de combiner les exigences de l'université avec celle de l'école de manga : "Sonkuju était comme un passe-temps du soir, à peu près 2h par jour. Je ne ressentais pas cela comme aller à l'école, mais d'avantage comme participer dans un club".
Comme Takahashi n'avait quasiment aucune expérience avant d'être entrée à l'école, elle fut suivie de près et aidée. Sous la direction personnelle de Koike, elle dessina des centaines de pages les 2 années qui suivirent, et commença à sentir qu'elle avait trouvé sa place dans ce monde. Elle se souvient notamment du dicton majeur de Koike -- répété inlassablement aux élèves de son école, jour après jour -- qui était que "les BD sont véhiculées par les personnages... si un personnage est bien créé, la BD est un succès".
Suivant les conseils de son mentor, Takahashi commença donc à préparer le "casting" d'Urusei Yatsura, même si elle faisait montre de son talent avec plusieurs histoires courtes. En 1977, son talent devient évident aux yeux de tout le monde. "Nous savions tous qu'elle deviendrait professionnelle" déclare Reiko Hikawa, qui était dans le même club de Takahashi quand il était à l'université (Hikawa est maintenant un auteur de science-fiction). "Ce n'était qu'une questio de temps. Son art et ses histoires avaient, et bien, avaient quelque chose de spécial". Le comité éditorial de Shogakukan parvint à la même conclusion, et dans la même année elle fut nominée pour le "Prix du Nouvel Artiste" annuel.

Urusei Yatsura parut la première fois en Septembre 1978, dans le magazine hebdomadaire "Shonen Sunday", qui s'adressait avant tout aux jeunes adolescents. Les débuts furent laborieux, plusieurs chapitres ayant été sautés, jusqu'au milieu de l'année 1979, où sa publication devint régulière. La vie était particulièrement délicate pour Takahashi ces temps là : "Mes parents me disaient : "Ne le fais pas, tu ne pourras même pas t'acheter à manger, trouves toi un travail normal !" et pour être totalement franche, je n'étais moi-même pas sur de pouvoir réussir... il y avait beaucoup d'incertitudes dans mon esprit, sur le fait d'avoir du succès grâce à mes BD ou non. Et en fait, je dormais dans une chambre Roku-Jo (30m²) avec mes assistants. On était tellement serrés que je devais dormir dans le placard !"
En raison de la taille et de la variété du marché des mangas (sans parler d'une rémunération très correcte), tenter de devenir professionel de la BD au Japon représente moins de risques qu'aux Etats-Unis, même si la compétition est féroce. "Je pense qu'au Japon les BD font d'avantage partie de la vie d'une jeune personne... beaucoup de gens sont captivés par la psychologie de "regarder et copier". Les BD sont donc une composante très importante de la culture, alors qu'elle n'est qu'une sous-culture aux Etats-Unis." déclarera Takahashi sur ses conditions de concurrence.

Grâce au succès de Urusei Yatsura qui commence à percer, le style et le train de vie de Rumiko changea de manière époustouflante. En Octobre 1981, Urusei Yatsura est portée à la télévision (toujours un signe de succès, et une augmentation considérable des revenus pour l'artiste). A Takahashi de souligner : "Au niveau de mes sentiments, rien n'a changé. Ce que je fais maintenant, le style de vie que je mène est resté le même. Quand je m'assieds devant ma table de dessin, tout ce que je peux voir est une feuille de papier blanche, toujours aussi blanche après toutes ces années." Elle en rigole même : "Même si je suis très bien payés ces temps-ci, je n'ai pas vraiment le temps d'aller dépenser mon argent !"

L'argent n'a jamais eu de valeur démesurée aux yeux de Rumiko, ce qui fut pourtant le cas pour nombre de ses contemporains. Même la responsabilité de produire des centaines de page régulièrement n'a jamais éclipsé ni gâché la raison pour laquelle elle devint une artiste dans sa jeunesse. "Chacun peut avoir ses propres sentiments sur ce point, mais dans mon cas, je suis juste très heureuse d'avoir l'opportunité d'écrire. Il y a tellement, tellement de choses que je désire écrire, bien plus qu'une vie ne le permettrait... Je suis très heureuse de pouvoir passer mon temps à exercer ma passion". Il est vrai qu'elle n'a guère à se soucier de problèmes matériels, puisqu'elle est, depuis 1984, l'une des deux ou trois artistes les plus payés au Japon, avec un revenu annuel excédant les 3 millions de dollars.

Une des raisons de son immense fortune fut le fait que ses travaux furent adaptés à la télévision, et y connurent un grand succès. La version animée de Urusei Yatsura connut sans interruption une diffusion d'Octobre 1981 à Mars 1986 à la télévision, comprenant 216 épisodes. Urusei Yatsura peut également se targuer d'avoir généré 5 films et 3 OAVs. A son apogée, le fan club de Urusei Yatsura comptais 250.000 membres. Une édition limitée en CDV Laserdisc de la série complète ET des films fut publiée, coûtant la somme rondelette de 2600$, et dont les stocks furent épuisés en quatre semaines.
Quant à Maison Ikkoku, il dura de Mars 1986 à Mars 1988, et fut à la fois adapté en film et en dessin animé. Quelques une de ses histoires courtes "Rumic World" ont également été adaptées en OAV, Warau Hyoteki (Laughing Target) et 1 Pondo Fukuin (One-Pound Gospel) compris. Quant à Ranma ½, la série commença en 1989 pour s'achever 4 ans plus tard, devenant le succès le plus incontestable de Takahashi. Puis ce sera le tour d'InuYasha, dont la publication commence en 1998 au Japon en anime, deux ans après la sortie du manga.

Nous reviendrons ensuite sur chacune de ses oeuvres principales, séparément.

Takahashi est très connue aux Etats-Unis pour ses comédies romantiques, mais elle est également l'auteur de quelques histoire d'horreur. La série Rumic World, en 3 volumes, contient 6 histoires d'horreur, mais également la saga des Mermaids (sirènes) composée de deux volumes : Ningyo no Mori (Mermaid's forest, à traduire par la forêt des sirènes) et Ningyo no Kizu (The Mermaid's Scar, à traduire par la cicatrice de la sirène), ce dernier étant un volume de 260 pages. Pour les lecteurs habitués aux comédies de Takahashi et aux grandes histoires romantiques, la saga des Mermaids est un véritable choc.
L'atmosphère est complètement différente, et la violence clairement exprimée dans les graphismes. Takahashi elle-même n'est pas sûre de la raison pour quelle elle les écrit : "Peut-être qu'il s'agit d'une sorte de catharsis pour moi... je ne sais vraiment pas. J'ai des idées très effrayantes, quelques fois".
Ningyo No Mori, une histoire qui montre ce que sont réellement les sirènes, est probablement sa meilleure oeuvre d'horreur, mais Laughing Target (ou Warau Hyoteki, un des mangas de la série Rumic World) n'est pas très loin. Il est dommage que la version animée fut un échec, en grande partie à cause d'un script très mauvais.

Comme la plupart des autres mangakas, Takahashi a également écrit des histoires courtes sur elle-même et sa vie en tant qu'artiste de manga. La plupart des mangakas le font dans l'intention de "ronchonner" publiquement sur leurs éditeurs, et Takahashi n'est pas une exception, mais son Kemono 24-jikan est devenu assez célèbre dans le cercle des mangas au Japon. En effet, il offre une vue intéressante et honnête de son procédé créatif, et est également bien connu pour ses excellentes allusions et références.

Cependant, la force principale de Rumiko semble résider dans son talent d'analyse, d'écriture et de description du fameux dédale des relations amoureuses.. Très jeune, elle est sidérante par sa faculté de savoir ce que les gens pensent, et de comprendre le fonctionnement des sentiments amoureux, considérant que la plupart des mangakas ont habituellement très peu de temps pour eux-mêmes, la pression d'une productivité acharnée ne leur permettant que rarement d'avoir du temps libre. Considérant qu'elle a mené une vie assez difficile et occupée, et le fait qu'il était rare qu'elle dorme plus de 4h par nuit, il est tout de même très surprenant qu'elle ait développé à ce point la possibilité de comprendre si bien les gens et la nature humaine. C'est une des grandes forces de ses oeuvres : l'aspect psychologique, une véritable aura qu'elle entoure autour de ses oeuvres.

"En fait, j'ai trouvé le secret pour ne jamais avoir la pression insoutenable des dates butoirs", rit-elle. "Vous êtes prêt ?" (chuchotte d'un air conspirateur) "Finissez tôt! Les éditeurs ne viendront pas sonner à votre porte pour vous demander où en est votre travail, et vous pourrez mener une vie à peu près normale. J'ai toujours essayé de finir mon travail le plus tôt possible, afin d'avoir un peu de temps pour moi, comparé aux autres mangakas... et bien sûr, j'ai commencé les mangas après l'université. On peut en apprendre énormément sur la vie et sur les gens à l'université."
C'est dans cette optique qu'il faut se rappeler la différence fondamentale qui existe entre universités japonaises et universités "occidentales". Après avoir travaillé incroyablement dur pendant toute la période dite "scolaire", et une fois qu'ils ont passé les examens d'entrée, eux aussi d'une difficulté incroyable pour être enfin parvenu à ce que tout Japonais considère comme le paradis, les étudiants ont tendance à se reposer sur leurs lauriers. Certains même passent leur temps à s'amuser. Tout le contraire de nos systèmes scolaires occidentaux. Takahashi, en revenant sur sa jeunesse (20 ans à 30 ans) remarque : "Je suppose que j'ai passé presque tout, ou plutôt virtuellement toutes ces 10 années à travailler sur Urusei Yatsura et Maison Ikkoku. Mais franchement je ne regrette rien, je suis même plutôt satisfaite d'avoir procédé comme ça. Toute mon expérience de 20 à 30 ans est inclue dans ces deux titres."
Hormis le fait que Rumiko aime finir son travail à l'avance, sa méthode de travail est somme toute similaire à celle de tout mangaka qui se respecte : elle commence à travailler en début d'après-midi jusqu'à tard dans la soirée. "Avant de commencer une histoire, je rencontre mon éditeur afin de discuter des principaux éléments de l'histoire et des personnages à utiliser." Après cette phase, elle passe en général un jour ou deux assise devant sa planche à dessin, pensant à l'histoire. "Je fais quelques croquis, des gros, repensant aux diverses solutions qui s'offrent à moi. Puis je dessine les vraies planches et met en place toute l'histoire." Pour finir, Takahashi affine ses pages l'une après l'autre, à l'encre et au crayon. Ceci est assez rare dans le milieu des mangas, la plupart des artistes dessinent d'abord au crayon puis à l'encre. Elle produit régulièrement 80 pages par mois, mais si on inclut les différentes histoires courtes et/ou requêtes spéciales, on doit pouvoir compter une vingtaine de pages supplémentaires. Est-ce son maximum ? "Et bien, si je devais le faire, je pourrais aller jusqu'à 100...104 pages" (rires).
Comme tous les mangakas, Takahashi travaille avec des assistants. "Pour l'instant j'en ai quatre. Ils font les paysages bien sûr, les bordures de cadre, les onomatopées, les changements de tons, ce genre de choses. Je dois quand même faire l'histoire, le design intégral, dessiner au crayon et à l'encre les personnages, faires les couvertures..." Tous ses assitants sont des femmes. Rumiko réplique : "Quand il n'y a que des femmes dans un lieu de travail, on n'a pas à s'inquiéter de certaines ...choses." (rires)

Autre particularité de notre mangaka préférée, elle est une des rares femmes à dessiner des BD pour les garçons. Bien que l'on retrouve une très grande féminité dans ses oeuvres (c'est d'ailleurs pour cette raison que l'on ne peut qualifier Ranma de Shônen, ni de Shôjô), elle a le chic pour concocter des histoires qui ont un très grand succès chez les hommes. Tandis qu'elle s'efforce de faire de son mieux en travaillant sur le sex appeal de ses personnages féminins, force est de constater que ses hommes sont aussi beaux (Ranma, Mitaka, Sesshomaru, Miroku...). Takahashi est un peu à l'image de son personnage Ranma : capable de voir la vie des deux côtés de l'équation homme/femme, une inspiration de la mythologie grecque avec Tirésias.

Ses influences sont très diverses, mais elle reconnaît en trouver très peu dans les films. "Les mangakas s'inspirent en général de films, mais pour une raison quelconque, je ne vais pas souvent voir des films, et j'en tire une influence très réduite". La plupart de ses histoires trouvent en revanche un très fort attrait vers les mythologies Chinoise et Japonaise, beaucoups de personnages tirant leurs noms de récits épiques et mythiques. Même si la plupart de ses histoires se déroulaient dans le présent, on a toujours noté un "bestiaire Takahashi" à forte tendance mythologique, et la tendance ne fait que se confirmer lorsqu'on lit Inu-Yasha.
D'une manière surprenante, Takahashi a également été influencée par les BD américaines. "Quand j'étais au lycée, j'aimais vraiment beaucoup Spiderman. Je me suis dit que ce genre de BD recelaient quelque chose qui manquaient aux oeuvres japonaises, et j'ai essayé de caputrer un peu de cette excitation dans mon propre travail, même si le style n'a rien à voir là-dedans, ce dernier restant strictement japonais". Le personnage de Lum, dans Urusei Yatsura, a été façonné selon le modèle de la chanteuse chinoise Agnes Lum, qui était assez populaire au Japon au début des années 70. Comme son homologue manga, Agnes Lum était ce que les japonais appellent une "fille glamour", en d'autre mots, une femme merveilleusement sculptée. Une autre influence fut une série américaine appelée "Bewitched", traduit en "Okusama Mako" à la télévision japonaise. Les parallèles sont assez faciles à tracer : dans les deux cas, un homme impliqué dans une relation avec une femme venue d'un autre monde. Mais disons que, d'une manière générale, le travail de Takahashi n'est en rien une reprise, et c'est en tout cas son originalité qui a fait son succès. Prenons pour exemple Ranma ½ qui offre un tel éventail de situations que peu d'auteurs auraient l'idée d'exploiter.

Takahashi apprit il n'y a pas si longtemps qu'elle avait des millions de fans outre Japon, particulièrement aux Etats-Unis et en Europe occidentale, dans les pays latins (Espagne, France, Italie...). "Si c'est vrai, j'en suis vraiment très heureuse" dit-elle confuse. "Mais je dois avouer que je suis très surprise que mon travail ait été si bien reçu. C'était dans mon intention de mettre énormément de références à l'histoire japonaise, aux coutumes et aux sentiments proprement japonais, même des concepts subtils comme la perception des quatre saisons. Je me demande encore si et comment les lecteurs étrangers peuvent comprendre." (rires)

Lorsqu'elle regarde en arrière son succès, Takahashi pense qu'elle ne l'aurait pas mieux imaginé. "C'est vraiment ce que je veux faire de ma vie, écrire des histoires. Je ne m'attends pas à changer le monde". Pour autant, dira-t-on que ses histoires ont eu un impact sur la culture japonaise ?
"Je pense que mes mangas sont des livres que les gens ont envie de lire et d'apprécier, de rire avec, et c'est déjà bien assez pour moi. Je suppose qu'il y a des choses plus profondes ancrées dans mon travail (parfois même involontairement) mais je ne le considère pas comme étant de la pure littérature. Un thème revient dans toutes mes oeuvres, ou du moins le voudrais-je, c'est l'idée que les gens doivent être gentils et aimants envers leur prochain. Donc, si les gens qui lisent mes histoires et qui sentent plus fortement que leurs amis sont important, qu'ils ne doivent pas se montrer cruels envers eux ou n'importe qui d'autre... si les gens peuvent dégager ce sentiment de mes productions, c'est largement suffisant. Si les gens deviennent plus sociables et plus aimable grâce à mes livres, j'en serais très très heureuse. Ca vaudrait tous les sacrifices que j'ai du faire dans ma vie jusqu'à présent."

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